Le Spiritisme
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Le mot "spiritisme" désigne, par généralisation, l'ensemble des pratiques, anciennes ou actuelles, impliquant des rites de communication avec des êtres non physiques, reconnus ou autodéterminés comme l'âme des défunts, des anges, des saints catholiques, des démons, des divinités, etc... Il a été inventé en 1857 par Hyppolite Léon Denizard Rivail, et publié pour la première fois dans le "Livre des Esprits" d'Allan Kardec. Il désignait, d'abord, la "doctrine" spiritualiste qu'il a codifié, désigné plus tard sous le nom de "spiritisme kardéciste", "kardécisme", "kardécianisme", puis ainsi, progressivement, l'ensemble des cultes impliquant une communication avec l'au-delà au moyen d'un médium.
Historiquement et géographiquement, la croyance en l'intervention d'esprits désincarnés dans notre réalité et la manière de les invoquer ou de les faire venir sur notre plan physique, est certainement l'une des plus anciennes et des plus répandues qui soit dans les anciennes civilisations humaines. Vers 5000 av. J.-C., les Antilles furent colonisées par un peuple venant d'Amérique du Sud, les Tainos du groupe des Arawaks. Ceux-ci croyaient en des dieux artisans et en un monde peuplé d'innombrables Esprits capables de se métamorphoser à volonté. Ce sont les croyances issues des Tainos avec celles d'esclaves venus d'Afrique, notamment du golfe du Bénin (Yoruba, Bakongo, Dahomey) avec les rites catholiques des colons français, qu'est né le Vaudou haïtien. Pour les Assyriens et les Babyloniens de Mésopotamie, les morts étaient un souffle ou une vapeur, et pouvaient hanter les maisons, de simples fantômes donc après le trépas. Ils croyaient aussi que le destin des humains était fixé dans l'autre monde, et donc que es morts connaissaient la destinée des vivants et pouvaient leur donner des conseils. Les anciens Égyptiens croyaient en un "Ka" qu'ils essayaient de retenir dans le tombeau en lui préparant des offrandes. Dans certaines conditions, ils invoquaient les morts pour obtenir d'eux des rêves prémonitoires. Dans la Grèce antique, l'évocation des morts était codifiée car la communication avec les défunts faisait partie intégrante de la religion, et disposait de ses prêtres, de ses temples, et même de sa fête annuelle.
En ce qui concerne la Voie magique véritable, dénommée "Voie Sublime", le Spiritisme a trait à la communication conscience et ritualisée avec les Esprits et autres Entités du monde invisible. L'au-delà ne faisant souvent référence qu'au monde des morts... Le Spiritisme de la Voie Sublime s'articule sur divers axes, et ne considère aucune pseudo élévation spirituelle du pratiquant ou un don quelconque, mais est une affaire de contact véritable avec le monde invisible et les êtres qui le peuplent. C'est ainsi que le pratiquant de ce Spiritisme est mis en relation, par des procédés simples, avec toutes sortes d'êtres, parfois antagonistes, mais travaillant côte à côte pour le pratiquant qui devient leur point focal et leur "serviteur-collaborateur". La place du "bien" ou du "mal" n'a donc plus de sens, mais seul compte ce qui doit être fait ou obtenu. C'est, par cela, le début du chemin de l'Occultisme et, bien plus loin et au moyen de sacrifices personnels, celui de la divinisation de l'être humain. Le Spiritisme, Science primitive spirituellement pure en essence et en pratique, a donné naissance à la Nécromancie, et la frontière entre les deux est très subtile... Nous lisons certains auteurs des évangiles bibliques qui comparent les Anges à des esprits, et utilisent ces deux mots comme synonymes. En Grec ancien, langue des évangiles, le mot "ange" signifie "messager", et ainsi par exemple, nous voyons Marie dialoguer avec l'Ange Gabriel et Jésus s'entretenir avec Moïse et Élie, tous les deux pourtant décédés au moment de cet entretien. Même s'il s'agit de discussions entre humains et esprits, la nuance avec la Nécromancie tient au fait qu'il s'agit d'apparitions et non de venues de morts à la suite d'invocations... Le Spiritisme, sous ses aspects les plus primitifs, se confond donc à l'Animisme. La majorité des traditions animistes, dites premières, entretenaient une communication avec l'au-delà par le biais du chamanisme. Les chamans des premiers peuples d'Amérique, d'Asie, de l'extrême Nord de l'Europe, de l'Afrique et de l'Océanie assuraient le lien entre le visible et l'invisible, mais les échanges avec les défunts ne représentaient qu'une part de leurs fonctions...
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